7DaysAutomatisation des process
Cas d’usage · Commercial

Enrichir et tenir son CRM automatiquement

Un CRM que personne ne remplit ne sert à rien. Un CRM que tout le monde remplit à la main coûte plus cher qu’il ne rapporte.

Un enrichissement automatisé complète vos fiches à partir des répertoires publics d’entreprises, détecte et fusionne les doublons, signale les changements — déménagement, changement de dirigeant, cessation —, et repère les fiches devenues silencieuses. La saisie disparaît pour l’essentiel, et la base cesse de se dégrader entre deux nettoyages annuels qu’on ne fait jamais.

DéclencheurUne demande entre
L’automateQualifiée, enrichie, préparée
VousVous décidez et signez

Aujourd’hui, à la main

Des fiches à moitié remplies, des doublons, des adresses périmées, et un nettoyage annuel qui prend deux jours.

Une fois automatisé

Des fiches complètes sans saisie, les doublons signalés au fil de l’eau, et les changements connus le mois où ils surviennent.

À savoir

Une base de mille contacts perd chaque année une part significative de sa justesse : personnes qui changent d’entreprise, sociétés qui déménagent ou cessent.

Une base se dégrade toute seule

Un CRM est un stock de données qui décrit un monde en mouvement. Les entreprises déménagent, changent de dirigeant, se font racheter, cessent. Les personnes changent de poste et d’entreprise. Un contact saisi il y a trois ans a une probabilité élevée d’être faux sur au moins un point.

Cette dégradation est silencieuse, et elle produit trois coûts.

Le coût direct : des messages qui n’arrivent pas, des appels vers des postes vacants, des courriers retournés.

Le coût de confiance : à partir d’un certain taux d’erreur, l’équipe cesse de se fier à la base et retient les informations importantes ailleurs — dans un carnet, dans une boîte mail, dans une tête. Le CRM devient alors une formalité administrative, et c’est le début de sa fin.

Le coût de décision : un pipeline qui compte des affaires mortes donne des prévisions fausses.

La saisie manuelle ne résout pas ce problème, elle le crée. Personne ne met à jour une fiche pour le plaisir ; la mise à jour se fait quand elle sert immédiatement, c’est-à-dire trop tard et partiellement.

Ce qu’on automatise

L’enrichissement à la création. Une fiche créée à partir d’un nom ou d’une adresse de messagerie se complète seule avec les informations publiques de l’entreprise.

La normalisation. Téléphones au format international, adresses normalisées, raisons sociales cohérentes, domaines extraits.

La détection de doublons à la création et par passe régulière sur l’existant.

La surveillance des changements. Déménagement du siège, changement de dirigeant, procédure collective, cessation : détectés par comparaison périodique avec le répertoire public.

La détection de silence. Fiches sans interaction depuis un seuil, affaires ouvertes sans mouvement.

Le rattachement des interactions. Messages échangés, rendez-vous, documents envoyés, factures : l’historique se remplit à partir de ce qui se passe, pas à partir de ce que quelqu’un saisit.

La purge légale. Suppression ou anonymisation des données dont la durée de conservation est dépassée, selon la politique que vous avez écrite.

Comment ça marche techniquement — pour qui veut le détail

Les sources publiques. L’API Recherche d’entreprises (annuaire-entreprises) pour la recherche par nom et l’accès aux données courantes ; la base SIRENE en téléchargement complet pour les traitements de masse, avec les fichiers stock mensuels et les mises à jour quotidiennes. Pour une base de plusieurs milliers de comptes, charger SIRENE en local et faire les rapprochements en PostgreSQL est incomparablement plus rapide et plus économe que des milliers d’appels d’API — et cela fonctionne sans réseau.

La normalisation, avant tout le reste. Téléphones en E.164 avec libphonenumber, qui gère les indicatifs et les numéros spéciaux correctement. Adresses de messagerie en minuscules, avec attention aux règles propres à chaque fournisseur. Adresses postales via l’API Adresse (BAN), qui renvoie une adresse normalisée et des coordonnées — c’est ce qui permet de reconnaître que « 12 r. de la Gare » et « 12 rue de la gare » sont la même. Raisons sociales normalisées : majuscules sans accents, formes juridiques retirées (SARL, SAS, EURL), ponctuation et espaces réduits. Cette clé normalisée est stockée dans une colonne dédiée et indexée ; c’est elle qui sert aux comparaisons, jamais la valeur affichée.

Le rapprochement. Blocage d’abord pour éviter la comparaison quadratique : on ne compare que les fiches partageant un préfixe de nom normalisé, un code postal ou un domaine de messagerie. Puis score sur les paires candidates : SIREN identique (décisif), domaine identique hors fournisseurs grand public (fort), similarité trigrammes du nom normalisé via pg_trgm avec index GIN (moyen), adresse normalisée identique (fort), téléphone identique (fort). Les seuils sont calibrés sur un échantillon de votre base étiqueté à la main — une heure de travail qui évite des mois de fusions douteuses.

La fusion non destructive. Pas de DELETE. La fiche absorbée reçoit un fusionnee_vers et sort des vues actives ; ses interactions, documents et affaires sont repointés vers la principale. Un champ divergent entre les deux fiches est conservé en alternative plutôt que perdu. L’opération est journalisée et réversible.

La provenance par champ. Chaque valeur porte sa source et sa date : saisie_humaine, sirene, site_web, import, modele. La règle de préséance est explicite — une saisie humaine l’emporte toujours sur une source automatique, et une source automatique récente l’emporte sur une source automatique ancienne. Sans ce marquage, un enrichissement finit toujours par écraser une correction manuelle, et l’équipe cesse alors de corriger.

La surveillance des changements. Passe hebdomadaire ou mensuelle : pour chaque SIREN de la base, comparaison avec l’état SIRENE courant. Les différences sur l’état administratif — cessation, procédure collective —, l’adresse du siège ou la dénomination génèrent un événement. Un compte en procédure collective qui a une facture ouverte est une alerte prioritaire, et c’est le genre d’information qu’on apprend habituellement trop tard.

La détection de silence. Vue matérialisée : date de la dernière interaction tous canaux confondus, ancienneté de l’affaire ouverte la plus vieille, absence de mouvement de statut. Rafraîchie chaque nuit. Le seuil de « dormant » se règle sur votre cycle de vente réel, pas sur une valeur par défaut — six mois de silence n’ont pas le même sens sur un cycle court et sur un cycle d’équipement industriel.

La purge. Une politique de conservation par catégorie, écrite et exécutée : prospects sans interaction au-delà de la durée retenue, demandes sans suite, pièces jointes. La purge peut être une suppression ou une anonymisation — conserver les statistiques agrégées en retirant l’identification est souvent le bon compromis. L’exécution est journalisée, parce que prouver qu’on purge fait partie de la conformité.

Le modèle, à sa place. Un modèle de langage peut, à partir du site d’une entreprise, résumer son activité en deux lignes ou proposer un segment. Sa sortie est stockée comme telle — source modele —, elle ne remplace jamais une donnée factuelle du répertoire officiel, et elle est clairement distinguée dans l’interface. Confondre une déduction et un fait est ce qui rend une base inexploitable.

Questions fréquentes

D’où viennent les données d’enrichissement ?
Principalement des répertoires publics français : l’annuaire des entreprises et la base SIRENE donnent la raison sociale exacte, le SIREN, le code d’activité, la tranche d’effectif, la date de création, l’adresse du siège et l’état administratif. Ces données sont ouvertes, à jour et gratuites. Le site de l’entreprise complète avec l’activité réelle. C’est presque toujours suffisant pour du B2B français, et cela évite les bases commerciales dont l’origine des données est souvent invérifiable.
Comment détecte-t-on les doublons ?
Par étapes. Correspondance exacte sur un identifiant fort d’abord — SIREN, adresse normalisée, téléphone. Puis rapprochement approché sur le nom, après suppression des formes juridiques et des accents, avec une mesure de similarité. Au-dessus d’un seuil élevé, fusion automatique ; entre deux seuils, proposition à valider. Une fusion automatique trop permissive est plus coûteuse à défaire qu’un doublon à garder : les seuils partent haut.
Est-ce que la fusion peut perdre des informations ?
Non, parce qu’aucune fusion n’écrase. Les deux fiches sont conservées, l’une devient la principale et l’autre est marquée comme fusionnée vers elle, avec tout son historique rattaché. Défaire est possible. C’est un peu plus de travail qu’une suppression, et c’est ce qui permet de fusionner sans appréhension.
Que fait-on des contacts qui ne répondent plus ?
On les signale, sans les supprimer. Une fiche sans interaction depuis dix-huit mois n’est pas forcément morte, mais elle ne devrait pas peser dans les indicateurs de pipeline. Le système propose un état « dormant » et, si vous le souhaitez, une séquence de réactivation. La suppression reste votre décision, avec une exception : les données dont la durée de conservation est dépassée sont purgées automatiquement, parce que c’est une obligation.
Est-ce conforme au RGPD d’enrichir des contacts ?
Les données d’entreprise — raison sociale, SIREN, effectif, adresse du siège — ne sont pas des données personnelles et leur usage est libre. Les données de personnes le sont, et leur enrichissement suppose une base légale, une information et une durée de conservation. C’est pour cette raison que notre enrichissement porte sur les entreprises et pas sur les individus : c’est le périmètre où l’intérêt est réel et la conformité simple.
Combien coûte l’enrichissement automatisé d’un CRM ?
Entre 3 000 et 6 000 € selon le nombre de sources d’enrichissement et l’état initial du fichier. Si le CRM contient beaucoup de doublons, le nettoyage préalable se chiffre à part et représente souvent le poste principal. L’exploitation se situe entre 200 et 400 € par mois, auxquels s’ajoute l’abonnement aux sources de données utilisées.
Combien de temps pour le mettre en place ?
Trois à six semaines, dont une bonne part consacrée à la relecture des fusions proposées sur l’existant. Le flux courant — enrichir une fiche dès sa création — se construit rapidement ; c’est la reprise de l’historique qui demande du temps et une décision humaine sur les cas ambigus.

Pour aller plus loin

Ce process, chez vous

Les chiffres de cette page sont des ordres de grandeur observés. Les vôtres seront différents — et c’est précisément ce que l’audit mesure.

Parlons-en

Ce process, chez vous

Celui qui vous agace le plus, ou celui qui coûte le plus. Dites-nous en deux phrases qui le fait, combien de fois par semaine, et avec quels outils. Nous vous dirons franchement s’il mérite d’être automatisé — y compris quand la réponse est non.

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