7DaysAutomatisation des process
Cas d’usage · Devis et facturation

Du temps passé à la facture, automatiquement

Reconstituer une semaine de travail le vendredi soir, c’est de la mémoire, pas de la mesure. Et la mémoire sous-estime toujours.

Une chaîne temps-vers-facture collecte le temps là où le travail a lieu — outil de gestion de projet, agenda, tickets, messages —, le rattache au bon client et au bon poste, applique vos règles de facturation (taux, forfait, plafond, non facturable), et produit le projet de facture avec son détail. Le collaborateur cesse de remplir un tableau, et la facture cesse de sous-estimer le travail réel.

DéclencheurUne échéance passe
L’automateRapproché, relancé, suivi
VousVous arbitrez les cas bloqués

Aujourd’hui, à la main

30 à 60 minutes par personne et par mois de ressaisie, et un temps déclaré systématiquement inférieur au temps réel.

Une fois automatisé

Le temps est collecté au fil de l’eau, la facture se prépare seule, le contrôle porte sur les écarts.

À savoir

Sur une activité au temps passé, l’écart entre temps réel et temps facturé est le premier poste de marge perdue — et le plus invisible.

Le temps non saisi est du chiffre d’affaires perdu

Sur une activité facturée au temps, la marge se joue à un endroit précis : l’écart entre le temps réellement passé et le temps qui finit sur la facture.

Cet écart a trois sources, et aucune n’est de la mauvaise volonté.

L’oubli. Vingt minutes au téléphone avec un client le mardi, un aller-retour de relecture le jeudi : ce sont des interruptions, pas des séances de travail. Elles ne s’inscrivent nulle part et disparaissent.

La reconstitution. Remplir son tableau le vendredi pour la semaine écoulée produit des chiffres ronds et pessimistes. Personne ne se surestime en reconstituant ; tout le monde se sous-estime.

L’autocensure. Une heure passée sur un point qu’on juge avoir mal anticipé ne se déclare pas. C’est humain, et c’est cher.

Le troisième point mérite d’être dit clairement : un système qui collecte le temps à partir de traces existantes ne supprime pas l’autocensure, mais il supprime les deux premières causes, qui sont les plus lourdes.

Ce qu’on automatise

La collecte. Depuis l’outil de tâches, l’agenda, le système de tickets, les canaux de projet — les endroits où le travail laisse déjà une trace.

Le rattachement. Quel client, quel dossier, quel poste. Avec une file de validation pour les traces ambiguës plutôt qu’une affectation par défaut.

L’application des règles. Taux, forfaits, catégories non facturables, arrondis, plafonds.

Le suivi de consommation. Budget consommé par mission, tendance, alerte aux seuils que vous définissez.

La préparation de la facture. Regroupement par livrable, rédaction des libellés, production de l’annexe détaillée.

La boucle de contrôle. Chaque personne reçoit, chaque semaine, un récapitulatif de ce qui a été attribué à son nom. Corriger sur la semaine écoulée est fiable ; corriger sur le mois écoulé ne l’est pas.

Comment ça marche techniquement — pour qui veut le détail

Les sources. Webhooks des outils de tâches (Jira, Linear, Notion, Trello) sur les changements d’état et les commentaires ; CalDAV ou API d’agenda pour les rendez-vous, avec filtrage sur les calendriers désignés — jamais l’agenda personnel ; historique des tickets de support ; Git pour les activités de développement, où l’horodatage des commits et la branche donnent un rattachement fiable au dossier. Chaque source produit des événements bruts conservés tels quels, jamais modifiés.

L’architecture en deux couches. Les événements bruts d’un côté, immuables et horodatés ; les entrées de temps dérivées de l’autre, recalculables. Cette séparation est ce qui permet de changer une règle d’attribution et de recalculer six mois d’historique sans avoir perdu l’information d’origine. Elle permet aussi de répondre à la question « d’où vient cette ligne de facture » en remontant à l’événement source.

L’inférence de durée. Un rendez-vous d’agenda donne une durée explicite. Un commentaire ou un changement d’état ne donne qu’un instant : on construit alors des sessions par regroupement temporel des événements d’une même personne sur un même dossier, avec un seuil d’inactivité au-delà duquel la session est close. Les paramètres — seuil de clôture, durée minimale, durée maximale d’une session sans confirmation — sont explicites et visibles, pas enfouis dans le code. Toute session inférée est marquée comme telle et distinguée d’une durée déclarée.

La détection de recouvrement. Deux sessions simultanées pour la même personne sont physiquement impossibles. Une contrainte d’exclusion GIST sur un tstzrange en PostgreSQL les rend impossibles en base, et le conflit remonte en file de validation. Sans ce garde-fou, un multi-sourçage produit de la surfacturation — ce qui est un problème bien plus grave que la sous-facturation qu’on cherchait à corriger.

L’attribution au dossier. Cascade de règles : identifiant de dossier explicite dans le titre ou le message ([ACME-42]) ; calendrier ou canal dédié à un client ; participant externe d’un rendez-vous dont le domaine de messagerie correspond à un client connu ; branche Git nommée selon la convention. Ce qui ne passe aucune règle va en file, jamais dans un dossier « divers » qui finirait non facturé.

Les arrondis. Règle unique, écrite : au quart d’heure supérieur, au dixième d’heure, à la minute. Appliquée au niveau choisi — par session, par jour ou par facture — et jamais deux fois. Un arrondi appliqué par session puis à nouveau au total produit un écart systématique en faveur de l’émetteur, ce qui se remarque et se conteste.

La rédaction des libellés. C’est le seul endroit où un modèle de langage a sa place : recevoir les libellés techniques des sessions d’un livrable et produire une ligne lisible par le client. Il reçoit les textes, jamais les durées, et la durée facturée est calculée en dehors de lui et injectée après. Cette séparation stricte est ce qui garantit qu’aucun chiffre facturé ne sort d’un modèle génératif.

Le suivi de budget. Vue matérialisée rafraîchie régulièrement : consommé, engagé, reste à faire, vitesse de consommation sur les quatre dernières semaines, date projetée d’épuisement. L’alerte porte sur la projection, pas sur le seuil atteint — savoir qu’on va dépasser dans trois semaines est actionnable, constater le dépassement ne l’est pas.

La clôture de période. Une fois la facture émise, les entrées de temps correspondantes sont verrouillées. Une correction ultérieure passe par une écriture d’ajustement visible, pas par une modification silencieuse de l’historique. C’est la même logique qu’en comptabilité, et pour les mêmes raisons.

Questions fréquentes

Faut-il un pointage permanent ? On ne veut pas surveiller les gens.
Non, et c’est une distinction importante. L’objectif est de rattacher du travail à un dossier, pas de mesurer une présence. Concrètement, on part de traces que l’équipe produit déjà volontairement : un rendez-vous d’agenda, un commentaire sur une tâche, un ticket déplacé, un message dans un canal de projet. Aucun outil de surveillance de poste, aucune capture d’écran, aucune mesure d’activité clavier. Un système vécu comme du flicage est contourné en trois semaines, et il produit alors des données pires que le tableau qu’il remplaçait.
Comment sait-on ce qui est facturable ?
Par vos règles, écrites une fois : les catégories non facturables — avant-vente, formation interne, reprise sous garantie —, les plafonds par lot, les taux par profil ou par client, les dépassements qui exigent un accord. Le système applique ; il ne décide pas ce qui est commercialement opportun.
Et si le temps dépasse le forfait vendu ?
C’est le cas qui rapporte le plus. Un dépassement détecté en fin de mission ne se facture presque jamais ; détecté à soixante-quinze pour cent de consommation, il donne lieu à une conversation qui aboutit souvent. Le système alerte à des seuils que vous fixez, sur le budget consommé et sur la tendance, avant que le sujet ne devienne un conflit.
Est-ce que l’IA estime le temps à notre place ?
Non. Un modèle peut regrouper et reformuler — transformer quinze entrées techniques en trois lignes lisibles par le client —, jamais inventer une durée. Les durées viennent de traces réelles. Une facture dont les quantités sont produites par un modèle génératif est indéfendable en cas de contestation, et nous ne la mettrions pas en place.
Le détail doit-il figurer sur la facture ?
Cela dépend du client et du contrat, et c’est une décision commerciale. Le système produit les deux : une facture synthétique et une annexe détaillée. Beaucoup de litiges de fin de mission se règlent avec l’annexe — à condition qu’elle soit lisible, c’est-à-dire regroupée par livrable plutôt que déversée en liste chronologique brute.
Combien coûte ce chantier ?
Entre 2 500 et 5 000 € selon la complexité de vos règles de facturation — forfaits, régie, dépassements, taux différenciés par intervenant. L’exploitation se situe entre 150 et 300 € par mois. C’est un chantier particulièrement rentable dans les métiers de service, où le temps non facturé disparaît sans laisser de trace.
Combien de temps pour le mettre en place ?
Trois à cinq semaines, dont un cycle complet de facturation à blanc. Il faut aussi prévoir un temps d’appropriation par les équipes : la saisie du temps est le point où un projet de ce type échoue, et elle ne tient que si elle demande quelques secondes et se fait là où les gens travaillent déjà.

Pour aller plus loin

Ce process, chez vous

Les chiffres de cette page sont des ordres de grandeur observés. Les vôtres seront différents — et c’est précisément ce que l’audit mesure.

Parlons-en

Ce process, chez vous

Celui qui vous agace le plus, ou celui qui coûte le plus. Dites-nous en deux phrases qui le fait, combien de fois par semaine, et avec quels outils. Nous vous dirons franchement s’il mérite d’être automatisé — y compris quand la réponse est non.

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